Métier 3

12 Impression soleil couchant, ou explosion, depuis l'espace - photo perso

1          9    4 5             Vingt secondes. Un bip par seconde. Refermer le boîtier de l’alarme. Prendre le sac et le panier sur la chaise. Sortir et fermer la porte à clef. Secouer la poignée et la serrure. Les bips plus forts. Ramasser les clefs. S’acharner sur la serrure. Relever la poignée d’un coup, sec ! Maintenant, tu peux rentrer. La voiture est souvent garée entre deux érables, à l’ombre, mais là elle se trouve en plein soleil, tout au bout du parking. J’étais en retard ce matin. Un dernier coup aux toilettes avant de prendre la route. Ouvrir la porte du coude, la refermer du pied, détacher un carré de papier toilette, attraper la poignée avec, fermer la porte, fermer le loquet, se défroquer, faire ce qu’on a à faire, se resaper, tirer la chasse avec un carré de papier, ouvrir le loquet et la porte, jeter le papier dans la poubelle, se laver les mains, les essuyer à son pantalon, pas au torchon à carreaux (lignes bleues, lignes rouges) trempé. On rentre. Le sac atterrit sur le siège passager, le panier au pied. Le démarrage, ça coupe toujours la musique qui vient de reprendre automatiquement. C’est toujours des disques du moment. Avec le temps, mille et un genres, mille et un styles sont passés, mais c’est toujours la même chanson au fond. Avec de moins en moins de paroles : moins de paroles, juste la musique. Moins de paroles, ou alors dans une langue inconnue. La rue, quand tu sors, s’appelle Chemin Noir. Pourquoi ce nom ? Quelle est l’histoire de cette rue ? Qu’est-ce qui a fait qu’on l’a baptisée ainsi ? Rapport direct à sa couleur, un charbonnier passait par là en charrette, des ramoneurs les seaux remplis de suie ? Ou rapport abstrait au mal, comme certains lieux passent pour être des coupe-gorges ? À gauche. Devant le collège, on roule au pas. Deux ou trois jeunes, assis sur le trottoir ou la levée de terre de l’autre côté, attendent. Ou bien ils font les fous. Au bout, à droite, descente sur le rond-point de l’espèce de rocade qui contourne la ville. À gauche, on remonte vers le centre. Il faudra que je repique à droite pour une longue descente vers un autre rond-point de la rocade. Et en face. C’est étonnant la façon qu’on a de dire que la route est belle pour signifier que la conduite devient facile, voire agréable, sans freiner, sans lever le pied, peut-être en regardant le paysage qui défile, à gauche, à droite, qui monte et qui descend, doucement, comme ça, d’une ville à une autre. On ne roule pas, on glisse, et même on vole. D’ailleurs, c’est étonnant combien le ciel occupe la plus grande place dans le pare-brise. D’autant plus que l’œil devrait rester concentré sur son point de fuite, sur la ligne devant, qui s’étire et se replie. Les lieux-dits qu’on traverse : le Gât (tout petit), Trop Vendu, Chez Giraud, la Maison Neuve, Champ des Doux, Chagneraud, Plaisance, les Fonteneaux, Bretagne, le Mancou (attention au virage), la Roche, les Coquilles, le Galembert, les Nauves, Bordeau, Saint-Ciers-Champagne, Chez Guibert, le Moulin de Jeannette, Meux, Font Chapeau, Chez Babaud, Champagnac, la Croix Blanche. Je ne m’arrête pas. Mais une fois, j’ai pris à droite au petit carrefour du côté de la Roche, j’ai fait demi-tour, je me suis garé sur le bas-côté devant le stop, je suis descendu avec le smartphone, j’ai attendu que passent les voitures, pleins phares dans la ligne droite, et j’ai photographié le ciel : la couverture nuageuse effilochée, ajourée, rose cuivré sur fond bleu argent, le coteau dans le contre-jour voilé, aux reflets d’un jaune doré, tirant vert aux extrémités, quelques formes sur la ligne d’horizon, deux ou trois arbres sans feuilles sur la droite, et si tu la renverses, la photo, elle évoque une planète qu’on verrait depuis l’espace, doucement attiré par sa force de gravité, la masse de nuages protégeant un petit soleil qu’elle aurait pour noyau – à moins qu’il ne s’agisse d’une explosion atomique inouïe, ou les lumières d’une ville-monde –, de deux ou trois réseaux racinaires emmêlés, sortes de protubérances signe d’anastomose entre l’atmosphère de la planète inconnue et la matière noire de l’univers, aimantée.

Dietmar Rabich - Serrure d'un bunker de l'armée américaine dans un dépôt de munitions en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne - juillet 2020

1          9    4 5             C’est le code qu’elle tape le matin, en arrivant, et le soir en partant. Elle l’écrit avec des espacements pour signifier la distance que peut parcourir l’index, et le laps de temps qu’il met, pour aller d’un chiffre à l’autre sur le pavé numérique. C’est venu comme ça. Des chiffres au lieu de lettres, un code au lieu de mots, de petites espaces pour un instant distendu : en phase avec un début de récit qu’elle conçoit, disons, tel un nuage de fumée subreptice derrière lequel le magicien va apparaître, mais comme un spectateur qui ne sait encore rien des tours qui l’attendent. Et ce nuage doit se dissiper doucement, le personnage doit transparaître. Elle poursuit donc avec des semblants d’actions, des bribes de phrase. Jusqu’au moment où, la fermeture de la porte valant un claquement de doigts : la phrase rentre dans son ordre courant ; le personnage est là, pied en cap parce qu’il parle, ou on lui parle. Vingt secondes. Un bip par seconde. Refermer le boîtier de l’alarme. Prendre le sac et le panier sur la chaise. Sortir et fermer la porte à clef. Secouer la poignée et la serrure. Les bips plus forts. Ramasser les clefs. S’acharner sur la serrure. Relever la poignée d’un coup, sec ! Maintenant, tu peux rentrer. La voiture est souvent garée entre deux érables, à l’ombre. Mais là elle se trouve en plein soleil, tout au bout du parking. J’étais en retard ce matin. Elle aimerait dire qu’il est souvent en retard. Pas de beaucoup, deux ou trois minutes, mais régulièrement. Et qu’il n’aime pas ça parce qu’il n’a pas le temps de sortir ses affaires et de se préparer. Mais qu’il aime peut-être encore moins arriver en avance parce qu’on ne lui laisse pas le temps de sortir ses affaires et de se préparer. Il est à peine arrivé qu’on vient lui parler de… lui demander si… lui rappeler que… faire ceci… ne pas oublier cela… penser à… Mais, de ce retour au début de journée, comment rattraper la fin ? Par quel tour en reviendrait-elle au moment de quitter le travail, la ville, et à terme le monde ? Le dernier coup aux toilettes avant de prendre la route. Et ouvrir la porte du coude, la refermer du pied, détacher un carré de papier toilette, attraper la poignée avec, fermer la porte, fermer le loquet, se défroquer, faire ce qu’on a à faire, se resaper, tirer la chasse avec un carré de papier, ouvrir le loquet et la porte, jeter le papier dans la poubelle, se laver les mains, les essuyer à son pantalon, pas au torchon à carreaux (lignes bleues, lignes rouges) trempé. Et… On rentre. Le sac atterrit sur le siège passager, le panier au pied. Le démarrage, ça coupe toujours la musique qui vient de reprendre automatiquement. C’est toujours des disques du moment. Avec le temps, mille et un genres, mille et un styles sont passés, mais c’est toujours la même chanson au fond. Avec de moins en moins de paroles – moins de paroles, juste la musique. Moins de paroles, ou alors dans une langue inconnue. En ce moment, son éternelle chanson, c’est avec Arca, On ne distinguait plus les têtes, avec Molécule, -22.7°C, avec les Savages, Silence yourself, avec NLF3, Waves of black and white, et deux ou trois autres petites vieilleries sur la platine de l’autoradio. Rien de neuf. Ça va tourner quelque temps, et deux ou trois disques vont s’inviter dans la ronde, remplaçant ceux qui regagneront leur place dans la bibliothèque. Parfois, le changement est radical. La rue, quand tu sors, s’appelle Chemin Noir. Elle se demande quelle est l’histoire de cette rue, ce qui a fait qu’on l’a baptisée ainsi. Rapport direct à sa couleur, un charbonnier passait par là en charrette, des ramoneurs les seaux remplis de suie ? Rapport abstrait au mal, comme certains lieux passent pour être des coupe-gorges ? À une étrange mélancolie, qu’elle imagine formulée sous l’espèce d’une expression, entrer en chemin noir. Et elle pense qu’on aurait dit : « Oh, toi, tu files un mauvais coton… tu ne serais pas entré en chemin noir ? » À gauche. Devant le collège, on roule au pas. Deux ou trois jeunes, assis sur le trottoir ou la levée de terre de l’autre côté, attendent. Ou bien ils font les fous. Au bout, à droite, descente sur le rond-point de l’espèce de rocade qui contourne la ville. À gauche, on remonte vers le centre. Il faudra que je repique à droite pour une longue descente vers un autre rond-point de la rocade. Et en face. Une belle ligne droite. « C’est étonnant, pense-t-elle, la façon qu’on a de dire que la route est belle pour signifier que la conduite devient facile, voire agréable, sans freiner, sans lever le pied, peut-être en regardant le paysage qui défile, à gauche, à droite, qui monte et qui descend, doucement, comme ça, d’une ville à une autre, qu’on ne roule pas, on glisse, et même on vole, et le ciel, c’est étonnant comme il occupe la plus grande place dans le pare-brise. » Les lieux-dits qu’on traverse : le Gât (tout petit), Trop Vendu, Chez Giraud, la Maison Neuve, Champ des Doux, Chagneraud, Plaisance, les Fonteneaux, Bretagne, le Mancou (attention au virage), la Roche, les Coquilles, le Galembert, les Nauves, Bordeau, Saint-Ciers-Champagne, Chez Guibert, le Moulin de Jeannette, Meux, Font Chapeau, Chez Babaud, Champagnac, la Croix Blanche. Elle n’est pas persuadée de l’intérêt de la liste des noms de lieux. Elle aimerait faire quelque chose avec, mais quoi ? Lui, il roule, il ne connaît pas ces noms ou très peu, ceux qu’il peut lire sur les panneaux. Elle voudrait pourtant qu’ils lui fassent signe, mais comment ? Par un retour au sens littéral des noms ? Par pure évocation ? Et alors le Gât : un escalier qui descendait de la rive à la rivière (à défaut de côte et de mer) ; ou un gars, un type, peut-être même louche ? « Oui, et après ? » Je ne m’arrête pas. Mais une fois, j’ai pris à droite au petit carrefour du côté de la Roche, j’ai fait demi-tour, je me suis garé sur le bas-côté devant le stop, je suis descendu avec le smartphone, j’ai attendu que passent les voitures, pleins phares dans la ligne droite, et j’ai photographié le ciel : la couverture nuageuse effilochée, ajourée, rose cuivré sur fond bleu argent, le coteau dans le contre-jour voilé, aux reflets d’un jaune doré, tirant vert aux extrémités, quelques formes sur la ligne d’horizon, deux ou trois arbres sans feuilles sur la droite, et si tu la renverses, la photo, elle évoque une planète qu’on verrait depuis l’espace, doucement attiré par sa force de gravité, la masse de nuages protégeant un petit soleil qu’elle aurait pour noyau – à moins qu’il ne s’agisse d’une explosion atomique inouïe qui dure depuis des lustres, ou alors les lumières d’une ville-monde, une ville sans fin –, de deux ou trois réseaux racinaires emmêlés, sortes de protubérances signe d’anastomose entre l’atmosphère de la planète inconnue et la matière noire de l’univers, aimantée. Et elle ajoute, pour voir, ne sachant si elle conservera les phrases : Une autre fois, c’était un chêne sur le bord de la route, un grand chêne dont le feuillage recouvrait la route et formait comme un champignon géant. Mais c’était par un autre chemin.

  1. Bref retour sur la #2 : sur ces mots techniques, protase et apodose : finalement, ce n’est pas ça ; ils condensent ce que leurs définitions diraient déjà mieux : le déploiement d’un mouvement de la voix, d’un ton qu’on cherchait à suivre dans un salut en deux mots, fût-il atone – donc un repli de la voix, dans une espèce de sans voix ?
  2. Quitter la ville : il me semble que c’est impossible aujourd’hui, que la ville est partout. Donc, premier écueil : comment écrire l’impossible ? – Voilà, c’est dit, ce n’est pas nouveau, d’autres l’ont fait, d’autres le feront, je n’ai plus à m’en soucier.
  3. D’autant qu’en fait, il suffit d’ouvrir la fenêtre et, tiens, ce matin le brouillard a absorbé la ville. Il ne reste que quelques ombres et bruits sourds. C’est encore la ville, mais réduite à rien par des particules d’eau et d’air mêlés, en suspension, disparue sous une couverture nuageuse largement déployée sur la terre, si métamorphosée par le ciel qui vient de tomber. La ville nous a quittés ? – Non, referme la fenêtre, et tu vas voir que tu es au cœur de la mégalopole.
  4. Quitter la ville, avec infinitif : d’abord on suit ce mouvement, quelques lignes où l’on ne conjugue pas, où l’on reste à l’infinitif ; mais c’est pour mieux en sortir, sortir du lieu de travail, de notre usine à nous – ah… la sortie d’usine ! – ; c’est encore du travail, mais c’est la fin, ça reste mécanique, mais ça se détend ; quelques lignes pour un sas de décompression – c’est de la science-fiction ? –, pour entrer dans la sortie.
  5. Ce soir, ça n’avance pas. Divagations, en écoutant un disque de Tortoise, It’s all around you.
  6. Hormis les passages à l’infinitif, les petits paragraphes – qu’on va coller – font jouer l’un et l’autre, deux possibles. Je m’en suis aperçu au bout de la troisième fois. Un long, un court ?
  7. Qu’est-ce qui fera décider qu’il s’agit d’un début de roman ou de nouvelle ? La capacité à en enlever ? la capacité à en ajouter ? Ou le courage de choisir un nouveau trajet, un autre moyen, pour sortir de la ville-usine ? tout en restant à l’infinitif ?
  8. L’énonciation : je, tu, ne sont jamais très loin l’un de l’autre, c’est comme s’ils s’appelaient mutuellement.
  9. Le côté roman pourrait se déployer à travers le réinvestissement de quelques-unes de ces notes dans le corps de la nouvelle, à travers une espèce de réflexion plus franche de l’écriture. Et ça pourrait même commencer par : « Il/Elle commence par inscrire ces chiffres : 1          9    4 5 » ; et ça enchaînerait avec le pourquoi des espacements. –  Mais c’est aborder le roman du côté de l’essai ?
  10. Il ou Elle ? – À terme, en creux, c’est toujours soi, d’accord. Mais quand même : Il ou Elle ?
  11. Comme ci, comme ça : quel est l’intérêt des comparaisons ? Comme les mots techniques, elles induisent un univers parallèle qui fait vaciller, sinon renverse, celui dont il devrait être une expansion surprenante mais cohérente. Et puis, une autre comparaison ne serait-elle pas tout aussi éloquente, et donc insignifiante ? Méfions-nous du magicien et spectateur, son voile de fumée nous y invite. Mais ne tergiversons pas non plus et laissons-là s’exprimer d’autant mieux que : a. elle sort de la boîte crânienne d’un nouveau personnage, celle qui veut écrire, et c’est bien sûr la boîte noire par laquelle on écrit ; b. elle vient après coup, en droite ligne de la sortie de route finale, pour une photo de paysage qui nous envoie en apesanteur, avec laquelle elle peut faire écho.
  12. Premier texte : la nouvelle. Copier, coller : le même texte pour le roman ; on ajoute de nouveaux paragraphes ; on voit s’il faut reprendre les premiers dans les articulations. Mais on peut aussi ôter un paragraphe ou deux du texte initial, une phrase ou deux. – Et alors, laissé tel que, côté roman, ce qui a disparu côté nouvelle a-t-il gagné en nouveauté ?
  13. Style roman, pour ce qu’elle écrit ; italique pour la voix off qui parle d’elle.
  14. Il se peut que l’ensemble ne tienne qu’à travers ces notes.
  15. Quand vient le moment d’assembler le train des paragraphes : je copie le fichier, je colle les paragraphes (ici, pas de tirets séparateurs, le jeu des styles romans/italiques suffit), et il y a toujours une retouche à faire ici ou là.
  16. 1945, c’est le code d’entrée/sortie. On me l’a transmis en arrivant, il y a près de dix ans. Pourquoi ce code ? Dans mon esprit, c’est la fin de la guerre, mais dans celui qui l’a choisi ? Peu importe, le code m’appartient désormais, et c’est la fin de la guerre.
  • Bien sûr, la photo, c’est le genre sur lequel on tombe dessus par hasard, par chance.
  • En rapport avec le code qui ouvre le texte, je cherchais d’abord quelque chose qui mette en scène un digicode. Pas un simple digicode, mais une image qui le détournerait, qui le renverserait, montrerait le véritable nom de sa fonction chiffrée, digitale, alarmiste, quand il n’y a plus besoin de concierge pour demander son chemin, quand il n’y a plus besoin d’attendre qu’on vous ouvre après avoir sonné, d’attendre qu’on vous parle à l’interphone, quand oublier sa clef n’est plus un problème, quand oublier le code en devient un sérieux, avec le risque que l’alarme se déclenche. Mais rien d’intéressant. Je ne suis pas allé sur les bons sites, évidemment, n’ayant pas une vue assez profonde de l’art contemporain dans ses jeux avec la technologie.
  • En matière de technique de codage actuelle, quotidienne, ce sont le code-barres et le flashcode, déjà très graphiques en soi, minimalistes, dépouillés, qu’on trouve le plus facilement. Qui est cet artiste, performeur, qui s’était fait tatouer un code-barres et louait son corps pour se faire meuble l’espace d’un instant ?
  • Après diverses recherches erratiques, c’est l’image d’une serrure ancienne – une serrure pour clef bénarde, ornée d’une plaque métallique en forme de château-fort dont elle constitue l’entrée – qui m’a permis de trouver, sur Wikipédia, la serrure datant de la seconde guerre mondiale.
  • Coup double : le digicode, serrure électronique d’aujourd’hui, est renvoyé à ce qu’il est, matériellement, aujourd’hui encore, serrure blindée, rouillée, grippée, mais à travers ce à quoi le code me fait inévitablement penser, symboliquement, événement explosif d’hier.
  • La serrure, c’est ce qui garde l’entrée et la sortie entre deux lieux, deux espaces. Quoi de plus naturel, alors, que de placer l’image entre ce texte dont j’avais oublié qu’il était justement décliné en deux genres, et qu’il est question de partir du lieu de travail pour rentrer à la maison ?
  • (Sans oublier la photo que je n’avais pas pensé intégrer dans le texte, qu’on a fini par me demander.)

Laisser un commentaire

Mots pour maux |
Loveetc |
Krogsgaard24barton |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Croissants de livres
| Arts littéraires de W&W
| Pintdress8