Métier 12

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Ça sile. Ça siffle. Non, ça sile. C’est un sifflement sans réel souffle. Ça sile. En continu. Comme le cœur bat, avec ses hauts et ses bas, mais sans arrêt. Ça sile et ça vibre aussi, dans le fond. Ça vibre bas. Très. De l’infrabasse. De l’ordre du vrombissement à la limite du perceptible. Inaudible en fait, mais encore tangible. La vibration, c’est la peau qui la reçoit. Comme un moteur tournerait quelque part, au loin, au ralenti, gros de la carcasse de l’engin. Un engin qu’on ne peut pas identifier. Quelque part, au loin.

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Et cette espèce de flash derrière. Ça revient comme la lumière d’un phare, très régulière. Mais non, ça ne balaie pas la nuit. Ce serait la foudre d’un orage au loin, qu’on n’entend pas rouler. Juste un flash dans le dos. Léger, régulier. Même les yeux fermés.

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« Ne parlez plus ne bougez plus. » Sur les deux réflecteurs, c’est celui de gauche qui fait la lumière. Très vive. Sous le réflecteur éteint, des grilles d’aération. Des petits trous en ligne d’un côté de la dalle, des trous plus gros de l’autre, avec des lames de métal. « Et tu les as revendus combien ? – Oh moitié prix de l’achat. C’est qu’on perd vite en valeur avec le temps. »

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« Je peux sourire en même temps ? – Si vous voulez mais on verra rien. » L’appareil de radiographie c’est comme E.T. : un corps insignifiant, pataud, un cou valant un bras et une longue tête par laquelle le visage se déporte. Ici, le visage, c’est un petit écran lumineux, coupé en quatre par deux lignes perpendiculaires. Est-ce que sur la plaque de métal, dans mon dos, on verra les abscisses et les ordonnées de mon corps, traversé par les rayons X du petit écran ? Est-ce qu’on verra aussi comment de la pluie, une espèce de crachin, a soudain fondu sur le petit écran ? et comment c’est devenu une sorte de neige ? un grésil portatif avec antenne télescopique grippée montée sur un tas d’années ?

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Qi medit qu’elle que chaux zzz… Jeudi oui. Une main saoule à tête. Qui mob serve, œil à Zur. Je dis ouïe. Une tâche sur la dalle de plat fond. Je dombre et de l’umière. Quel heurt ? Il est… Je dis… Tu peux dire ôte chose ? Oui. Dédale au plafond. Des rainures, des lignes. La tache. Les yeux. Tu veux quoi ? Je dis… Verre d’eau. Oui. La langue sèche. La langue âpre. Qui grésille. Fourmis ? Les pieds, les mains. L’œil azur. Oui. La dalle. Un cou sain ? Patchwork de couleurs, de lignes, de fleurs, de poussière. Qui vole dans l’ombre et la lumière. Oui. Tu veux un bout ? Oui. La langue. Âcre. Azur.

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Non, pas bouger, pas bouger, non plus, respirer, mais non, ne pas mais, pas possible, l’expir, ça passe l’expir, passe encore, encore, mais à chaque inspir le moindre et il en faut un, pas parler, plus de mots, l’import-export, ça passe plus, dans la cage, ça presse, à chaque inspir le moindre et il le faut bien, ça recommence, la presse, ça gonfle, bloque, pas parler, pas bouger, tout doux, encore, car au moindre inspir chaque fois et il en faut un nouveau, dans la cage, ça presse, la cage, la main, tout comme, qui presse, exprime, exporte, le cœur, importe, l’expir, encore, encore avant que le moindre nouvel inspir car il en faut un, c’est ça, une main, tout comme, sur le cœur, le presse alors, pas bouger, plus de respir, plus de paroles, plus, du tout, mais non, non, déjà le nouvel inspir qu’il faut bien au moindre mot, mais oui, tu veux, je dis, la dalle, quoi, l’œil, oui.

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Tu es là, tu halètes. Tu geins presque. Et toujours, là devant, ou sur le côté, une ouverture. La porte à galandage, donnant sur un matin frais. La fenêtre au store à lamelles, où derrière chacune d’elles se cache le soleil, volontaire. La porte grande ouverte du secrétariat, à moins que ce soit celle de l’Amicale, pour un peu d’air et de poussière. Les portières du fourgon, qu’il faut claquer parce qu’elles ferment mal, leurs fenêtres au vitrage en partie structuré, martelé, le pied de l’arc-en-ciel de l’une à l’autre, les reflets des lignes blanches au plafond. Le jaune des portes de la salle de déchocage, un jaune paille sur fond blanc, et des bandes verticales orange sur les montants de la porte condamnée.

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Et la main, comment elle fait, le long du corps, pour être si relâchée, la main, ni ouverte ni fermée, les doigts quelque peu repliés, plus détendus que ceux d’Adam dans la Création de Michel-Ange, car il n’y a rien d’autre, ou rien qui ne soit déjà là, dans la main, et quand on ne la sent plus, ou juste ce qui, de sa base, par-dessous la peau, se glisse le long du bras, remonte, remonte, comment elle fait, ni fermée ni ouverte, pour rester offerte ?

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Qu’on me disperse, qu’on le soutienne, qu’on le soulève, qu’on lève, qu’on chope le bras, qu’on repose, qu’on brancarde, qu’on sangle les jambes, qu’on enfile et tensiomètre, que ça écrase, qu’on manipule, qu’on alcoolise la fosse, qu’on la bétadine, que ça quatorze 1, que d’azur, que ça frissonne, qu’on appuie là, qu’on pique, qu’on perce, qu’on perfore, qu’on seringue et cathéterre, qu’on maintienne, qu’on sparadrape, qu’on clipse, que je ferme le poing ? qu’on déclipse, qu’on reclipse, qu’on déclipse, qu’on reclipse, qu’on bidouille et bidule, qu’on me dissipe, qu’il prenne pas tout ! qu’on déclipse, qu’on clipse, qu’on filme large, qu’on tensiomètre et écrase l’autre côté, qu’on thermomètre à 37°2, qu’elle azure, qu’on électrode, qu’on machine, que ça serre ou que ça brûle ? que ça clique, en haut, en bas, à droite, à gauche, qu’on me disloque, qu’on emmêle, en haut, à gauche, en rouge, en vert et jaune, qu’on bague aussi en bleu, qu’on perfuse, qu’on morphine, qu’on milligramme 4, que ça tire et ça pointe ! qu’on rit, qu’on sourit, qu’on fronce, qu’on mèche dans le nez, qu’on patche deux fois, trois fois, cinq, sept, qu’on file, qu’on emmêle, qu’on faufile, qu’on me dispatche, qu’on azure et vite, que ça trente 6 chandelles, qu’elle havre d’azur, qu’on branche, qu’on parle à ME pendant que ça bipe et zute, qu’on y aille, qu’elle sourit, que ça fronce, que c’est parti, que le temps est gris et l’arc en ciel.

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Assis, debout, couché, linoléum du Centre Ressources, carrelage au pied de l’escalier, dans l’embrasure de la porte des toilettes, matelas-poussière de l’Amicale, tête en bas pieds en l’air sur la chaise de l’entrée grande ouverte, petit coussin taché pour jeu d’ombre et lumière, brancard de transport bringuebalant, table d’opération, chariot brancard brinqueballant, lit médical, table d’opération, lit d’hôpital électrique, fauteuil – et chaque fois ou presque, sans bouger, tu te laisses glisser sur ce matelas rouge encore dans son emballage, et ça feurlasse.

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Sur la photo il y a Tatiana, la Biélorusse, et Maya, la Croate. Deux coupes garçonnes, blonde, brune. De face. L’une d’elles pointe de l’index une feuille sur la table, lignes illisibles. Elles rayonnent avec leurs fossettes. Et il y a moi entre les deux, par-dessus l’épaule. De profil. Je ne regarde pas l’objectif mais la feuille. Du moins j’ai l’air. Je me souviens avoir dit quelque chose, et puis le photographe. On n’a plus bougé. Lui non plus. Il a encore parlé. Je regardais la feuille, le nez dans les chevelures. Une épaule contre la poitrine ? Ça devait sentir bon ? Et est-ce que je voyais comment l’écriture du français, découlant de la parole fautive et des accents étrangers, peut adopter des sons qui se réinventent sans cesse dans des graphies, des mots et des images surprises ? Non. J’étais là. Un œil sur la feuille au texte illisible. En tête-à-tête, avec Tatiana et Maya. Leurs dos contre mon torse. Elles auront souri au photographe. Le doigt sur une phrase. Je n’aurai rien senti, du blond et du brun des cheveux. Et du parfum, du parfum dans le cou ?

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Ça zazinnabule. Un gros œil. Gros et carré et blanc. Il zazinnabule à droite, à gauche. C’est comme un petit bruit de roulette. Il zazinnabule en bas, en haut, de près. Il vient voir, l’œil dans l’œil. Il repart. C’est comme s’il cherchait quelque chose. Pour un peu on l’entendrait renifler, flairer quelque chose, le gros œil. D’ailleurs, il y a quelque chose. Il tourne autour, il s’en approche, il s’en éloigne le gros œil, mais il y a quelque chose. Ce n’est pas grand-chose. Ce n’est presque rien même. Ça part de la main, ça se glisse sous la peau et ça remonte insensiblement. Il n’y a presque rien. Comme un petit filet d’air remonte de la cave par une zébrure sur la vieille porte. Destination le cœur. Mais en soi ce n’est rien. D’ailleurs ça se voit bien sur l’écran géant au fond noir, les plaques, et en travers, ce pâle reflet. Voilà, ce n’est que ça. C’est tout. Presque rien. C’est juste là, cette petite trace. Une petite ligne brisée, en zigzag. Une sorte d’étincelle. Et c’est là, quelque part sous la peau, comme un petit souffle, à peine. C’est là qui remonte, sous les battements, le vrombissement sourd, l’espèce de silement térébrant, et cette drôle de zazinnabulation du gros œil blanc.

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  1. « Travailler au plus près possible des perceptions sensorielles d’un corps immobile, installer progressivement que le corps soit lui-même sujet de la narration. » Alors que faire de tout ce qui vous traverse l’esprit, qu’il s’agisse des mots des autres, entendus en passant, ou de ce à quoi on y pense continûment et puis on oublie instantanément ? Pour les divers sons, ça semble facile : on parle d’un coup, et libre à chacun, selon le contexte, d’imaginer qu’il s’agit d’un coup sur le crâne, sur le ciboulot, sur la cafetière, sur le citron, sur la caboche, sur le caillou, sur le coco, un pet au casque, etc. Mais pour les mots, du dehors comme du dedans : on s’en détourne, pour le corps et rien que le corps, jusqu’au bout des doigts des pattes de l’animal, de la bête ? ou on aménage un dispositif de filtration, de capture, entre les choses et les mots ? – Jadis, je me suis essayé à ce genre de chose : chaque fois que la parole allait intervenir, une sorte d’éclat lumineux devait apparaître, comme si le monde devait d’abord disparaître dans un flash ; et chaque retour au récit était amené par un bouleversement de la voix, par quelque chose qui la confine au cri, la ramène au bruit. Je pense aussi à cette fin de plan séquence dans La Ligne rouge de Terence Malick : au fond d’un navire de guerre américain, on vient de parler (« Il n’y a pas d’autre monde. – J’ai vu un autre monde. ») ; le plan séquence qui suit est un flash-back qui revient sur l’histoire d’un des interlocuteurs (dans l’autre monde) ; mais entre les deux, un gros plan sur une grille d’aération, avec un léger bruit de soufflerie, l’espace d’un instant : qui perçoit ça ?
  2. Émission de radio La Dispute du 27 mai 2014, sur Johnny Got His Gun, de Dalton Trumbo : « eh… il y a un moment où effectivement une infirmière, décide d’ouvrir les rideaux, puisque ce qu’il n’a plus c’est le temps, et il va s’accrocher au temps, quand il va découvrir un changement, qui est, cette chaleur ou en tout cas ce rayon de lumière qui va passer sur son corps, et là c’est… il remercie dieu, de sentir le soleil, et c’est c’est… euh ! quelque chose d’absolument bouleversant, moi je… ça me… enfin c’est c’est… »
  3. Quelques fragments pour mettre en place le son et lumière. Pour le reste, laisse venir. Un arrêt de travail, c’est toujours une surprise.
  4. Avec Beckett, je vois à peu près jusqu’où on peut aller. Mais je ne sais pas y aller. D’ailleurs je ne veux pas. Je n’irai pas si loin. Et peut-être pas dans la même direction.
  5. Les jeux de mots, quand on bouscule gentiment la langue – « Je dombre et de l’umière », par exemple –, j’avoue que c’est facile et insignifiant. Mais quand même. Il s’agit d’essayer de mettre en forme ce qu’il peut se passer au moment où on revient à peu près soi (à défaut de reprendre conscience, si cela est réellement possible), quand la langue semble à la fois se redresser et s’affaisser, s’emmêle les pinceaux et les motifs – quand « soudain le chambard du crâne tout juste arraché à sa torpeur comment maintenant il mâche remâche devant la face », dit Jacques ? – Le tout sans perdre de vue ce qu’on peut voir, entendre, sentir. Le seul problème consiste à faire que les mots remplaçant les autres, par jeu sonore, cadrent encore, de près ou de loin, avec la situation, la désignent à leur façon. Mais j’en demande peut-être beaucoup.
  6. Bien sûr, cela a déjà été fait et refait. Je pensais trouver quelque chose dans le Cœur ouvert d’Élie Wiesel, mais non. Juste : « Des bruits me parviennent du couloir. Mais sa voix seule a une signification, une portée. »
  7. Dans Hors de moi, de Claire Marin ? Ou chez ce peintre suisse qui ne cessait de peindre sa femme malade, sur son lit d’hôpital, mourante ? ou plutôt vivante, jusqu’au dernier souffle ?
  8. « Que le corps soit lui-même sujet de la narration, et non pas le narrateur. » Raison pour laquelle, vraisemblablement, Beckett n’utilise pas la ponctuation – du moins pas directement : dans chaque fragment, l’absence de ponctuation donne sa cohésion au fragment, et comme petit ensemble indivisible, et comme bloc friable, fragmentaire, fragile par fuite de sens courant, que la virgule (allons au plus simple), appelée, désirée contiendrait, renforcerait ? Si le corps se couche sur la phrase, se glisse dans l’énonciation, alors pas de ponctuation ? Bien sûr, elle peut facilement s’aligner ici sur le rythme du cœur, là sur le souffle de la respiration, monotone, accélérée, ralentie, par saccades, syncopes et temps morts. Mais les autres battements d’ailes du corps, sous les mille et un poids et balanciers des choses et des mots ? les autres cadences ?
  9. « Qu’on me disperse… », c’est moins une forme d’injonction (encore moins une formule superlative, genre « que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime ») que cette espèce de constat relevé d’un soupçon de dépit qu’on pourrait signaler par un présentatif : Et voilà que…, ou sous une forme plus expressive du narrateur : Et vas-y que…
  10. Élie Wiesel : « Si la vie n’est pas une célébration, à quoi bon s’en souvenir ? » Et j’aimerais ajouter, quand la mémoire défaille : à quoi bon l’écrire, la peindre, etc. ? Seulement, je ne suis pas sûr de bien suivre Wiesel. Ou pas du même pas, il manque quelque chose. Comment il dirait ça Beckett ? En quelques fragments, ou avec un pseudo-personnage ? Ou Raymond Queneau, tiens, comment il ferait, qu’est-ce qu’il ferait dire à Zazie ?
  11. Dans les notes précédentes, il y a vers la fin l’anecdote d’une petite mésaventure. Je l’ai copiée, collée, découpée, dispersée, largement gommée un peu partout, reprise ici et là, fondue.
  12. Finalement, pour le passage en mode subjonctif, la valeur est aussi impérative. On le sent dès le départ. La répétition et la situation font peut-être qu’il perd de sa valeur, mais l’impératif du désir se redresse ici ou là. Nécessairement avec les formes verbales propres au subjonctif. Ce sont les formes hybrides, qu’on trouve aussi bien à l’indicatif qu’au subjonctif (avec les verbes du premier groupe), qui posent problème. Et comme elles sont largement majoritaires, surtout avec les néologismes, alors tant mieux : on reste dans une sorte d’indécidable entre l’actif du désir et le passif du dépit, idéal pour un corps qui veut bouger mais ne peut pas.
  13. Ce matin, pour une bonne confiture, j’épluche un seau de pêches de vigne à moitié pourries en écoutant de la musique sur Soundcloud, un nouveau groupe, La Variété, collectif belge d’un seul disque, Pour la gloire en 1993 – il m’arrive, comme ça, de ressortir un vieux magazine musical et d’écouter sur Internet les raisons et les torts de la critique, chose impossible alors (à moins d’avoir un disquaire, pas trop loin pour y aller régulièrement en bus, pas trop près non plus sinon on s’y retrouve chaque jour, curieux des sons en tous genres et des sorties confidentielles, et tolérant pour qu’on écoute sans acheter) –, et voilà qu’au détour d’une chanson je tombe sur la cause de mon arrêt de travail : « C’est bien ma veine / C’est bien ma veine / Cette ligne bleue que je vois / Et qui me file dans le bras / Cadencée par le mauvais sang / Nourrie par le reflux du temps / Qui connaît par cœur son parcours / Redessinant chaque contour ».
  14. Arrêts de travail : on peut l’entendre comme des arrêts de gardien de but ?
  15. « Tu causes, tu causes, dit Laverdure, c’est tout ce que tu sais faire. »

27 GLIGOROV Robert - Origine inconnue - 1997

  • Que le corps soit lui-même l’objet de la narration. On trouvera mille et un travaux dans les arts et les sciences en tous genres – et ma pensée va d’abord, au croisement des deux grands domaines, aux incroyables écorchés d’Honoré Fragonard, le cousin du peintre. Mais c’est de mon corps dont il s’agit dans ce texte. Je ne doute pas que l’art et la science, même les plus anciens, puissent me le représenter mieux que je ne saurais le faire. Mais il se trouve que lors de mon dernier, et premier, séjour à l’hôpital, j’ai pris quelques photos avec mon téléphone.
  • Je les ai disposées sans chercher à les articuler aux fragments du texte, qu’elles n’illustrent donc pas. Mais cela peut arriver dans la mesure où certains d’entre eux recoupent l’événement mis en images. J’ai en revanche essayé d’ordonner les images, comme s’il y avait là un récit parallèle à reconstituer, dont la fin est bien connue.
  • Je verrais bien, parmi elles, L’Origine inconnue de Robert Gligorov, passant au filtre des rayons X le fragment le plus connu, sans doute, de La Création d’Adam, en écho facile (avouons-le) à ce bras dont je ne cherchais qu’à saisir ce que la médecine lui faisait, sans comprendre ce qui lui arrivait. Mais où ? En premier, ou en dernier ?

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