Visage aquatique

69 Ama, de Julie Gautier (2018) - photogramme - 2021

Je ne sais plus exactement comment je suis tombé sur le court-métrage de Julie Gautier. La sérendipité, l’heureux hasard en français. — Une femme dans au fond d’une piscine dont l’eau resterait peut-être imperceptible s’il n’y avait ces ondoiements de sa chevelure. — Le plus étonnant, c’est qu’elle ne remonte pas à la surface. Et même, elle saute, et retombe en douceur comme en apesanteur. Il paraît que les astronautes s’entraînent en piscine — Je n’aime pas beaucoup la piscine avec l’idée de longueurs ou de bronzette. Mais nager sous l’eau, oui. Me manque un peu de souffle. — À la fin, quand elle remonte, lentement, la grosse bulle qu’elle relâche et qui se disperse, ça fait comme un masque. Comme un visage fantomatique. — C’est ça qu’elle recherche sous l’eau, en changeant de milieu, d’élément ? un nouveau visage ? la vie en forme de bulles ? — Dans Parfums, Philippe Claudel écrit : « Le lieu sent la maison de bain, le propre des bulles transparentes qui, parfois, naissent sous les coups de battoir, et que je crève aussitôt. Car je suis dans l’eau, petit poisson humain, sous le regard des laveuses qui m’éclaboussent. »

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