Induction_6b.1 (cycle Prendre – le temps – 6b)

81 Induction en plaques - photo perso - 2021

  1. Codicille préalable : Merci aux curieux qui survoleront. Merci aux courageux qui liront tout. Merci aux analystes du texte, si c’en est un. Merci aux analystes de la chose psy, je crois en avoir besoin. Merci au chien fou, parce que c’est encore histoire de chien. — Pour le reste, les fautes s’il y en a, le codage sûrement en trop, les couleurs si elles sont encore là, l’image si elle sert à quelque chose, et je ne parle même pas des grands blancs : considérons que tout cela fait partie du jeu induit par la 6b, ou que cela vient d’un personnage un peu fou.

 

 

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<p>De temps en temps, il propose un exercice d’atelier d’écriture. Un petit exercice tout fait, emprunté à Régine, à François, à Pierre, et parfois à Paul, Jacques ou je ne sais qui, mais en adaptant alors la consigne parce qu’{il faudrait que chacun se l’approprie}. Évidemment, ça vaut surtout pour lui. La consigne, même simplifiée, réduite à rien, qui sait où il veut en venir ? Quand c’est fini, les textes et les images, parce qu’il faut toujours, à la fin, qu’on associe au moins une image, toujours disposée au début du texte, {faites comme si c’était ça le titre}, quand c’est fini il donne des casques de spéléologis. Tour à tour, il va voir chacun et demande, l’air gêné, on l’entend à peine, voix fluette, comme si c’était un secret, un secret de Polichinelle puisque tout le monde entend. Mais c’est si bas, si faible parfois que ce qu’il faut entendre c’est pas la question que tout le monde connaît, mais le murmure, le chuchotis, le mystère répété, l’artifice de la voix, son fluet, le gribouillis sur ma feuille, mise en scène, geste intenable, théâtre impossible mais nécessaire, la faible énergie affectée, qu’on entend que trop, {alors comment vous avez fait ça ? comment ça vous est venu ça ? comment ça s’est fait ?} Chacun venait de fournir un gros effort, de gravir sa montagne pathétique, lui nous rappelait qu’il fallait pas s’en faire tout un monde. Que ce n’était qu’une particule et qu’on allait maintenant en explorer le glacier, les crevasses. Jusque dans le tiroir nord qu’on vient de refermer vite tellement ça déborde les vieux objets oubliés de la maison ou de l’appartement. Du nord au sud, là où il y a plus d’espace, là où logent les grands espaces, les grands étés. — Quand on comprend rien à la consigne, et ma foi c’est souvent comme ça, {sinon à quoi bon ?}, alors on demande, {surtout faut pas se gêner}, comment on peut faire. Aussitôt il enfile son casque. Ses yeux roulent sur la page blanche. Le vide s’enroule autour, comme l’eau de pluie aux microparticules. Et il se met à pleuvoir ou grêler — et, pour une fois, les verbes seront pas seulement impersonnels — quelques formes, des formules aussi, voire des formats tout prêts. C’est qu’on pas formateur pour rien ! Juste de petites idées, comme ça. Pas grand-chose, juste un grain. Pas longtemps, mais assez fort. On le voit, qui baisse un peu la tête. Et on se demande ce qu’il voit aussi parce que le casque, trop grand, qui a tout pris, s’est enfoncé sur ses yeux. Mais pour les plus anciens, comme moi, on sait. — Les images, il aime pas quand c’est des illustrations. C’est comme des maquettes, et pas que. Surtout la première, l’image-titre. Une espèce de tableau vivant, {comme le texte}. Tout devrait déjà être là, dedans. Toutes les lignes et tout ce qu’on lit entre. Même l’âge glaciaire du comment du pourquoi qu’on écrit, qu’on l’écoute. On comprend rien. C’est même pas dans la consigne, et on posera jamais de question. Sauf pour {de la glace et de la crevasse}. — On comprend rien, on voit rien. Mais on est sûr, quand même, que lui, même s’il dit rien là-dessus, pas vrai ? il sait à peu près ce qu’il fait. Ou ce qu’il veut faire faire. Et on sait qu’il le sait parce qu’il a sûrement déjà fait, lui, pas vrai ? Il l’a déjà et il en dit rien. Jamais. Et pourquoi pas ? pourquoi il dit rien ? pourquoi il dirait pas, à peu près, lui qui s’en prend plein le casque, comment ça se passe son comment du pourquoi il écrit ? qu’est-ce qu’il écoute, lui ? Pourquoi pas ? C’est parce qu’à chaque fois, avec les autres, il est pas dedans, ou pas tout à fait ? il est pas assez chaud ? Faut se chauffer pour entrer dans la crevasse ? pour casser la glace ? Ou c’est parce qu’il a pas {l’hache de l’histoire} ? c’est parce qu’il l’a perdue, oubliée ? C’est vrai qu’il est plutôt oublieux. C’est vrai et c’est pas vrai. Il y en a qui sont sûrs qu’il fait mine. Avec l’oubli il fait mine. Il s’en prendrait pas autant sur le casque sinon, des mots et des images gelés qu’il fait faire tomber du ciel. Mais il y en a qui disent que c’est pas lui qui fait faire ça. C’est Régine, François, Pierre, Paul, Jacques ou un autre. Mais il y en a qui croient aussi que, avec ou sans l’oubli, lui ou pas lui, faire mine ou ne pas faire, c’est pas important. L’important, c’est comment il fait, des jours avec, des jours sans ? C’est ça qu’on voudrait savoir. C’est ça qu’il pourrait dire, quand même, des fois. Pas vrai ? Et comment ça se fait qu’il rien ? D’abord, on dirait qu’il ferait pas beau. Et qu’il sort jamais sans son casque. Ni l’hache. Ensuite, rien. C’est fini.

 

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