Temfrête

Les Petits Traits (Mathieu Schmitt et Belem Julien) - Forêt, éclairage nuit - 2014

« J’aime aller me promener dans la forêt, sentir les odeurs de l’herbe coupée en été, quand la tempête balaye tout sur son passage, et qu’elle peut casser des arbres. J’aime aussi entendre le bruissement des ailes des oiseaux. Ça peut faire beaucoup de dégâts. — J’aime voir la beauté des paysages. Et les animaux qui ont peur car il y a des fortes rafales de vent et ils vont tous se cacher dans leurs terriers, regarder des arbres, observer la beauté du ciel et des nuages qui dessinent parfois des animaux. — Malheureusement, il vaut mieux ne pas se trouver dans la forêt lors d’une tempête. Mais j’aime sentir et entendre le vent souffler dans les branches des arbres, le sentir aussi souffler sur moi, quand ça fait aussi des dégâts électriques, également dans les jardins et dans les cas extrêmes, il peut y avoir des inondations et des trous dans les toits des maisons. — J’aime regarder les oiseaux voler dans le ciel, causer des dégâts sur les routes avec des arbres tombés en travers du chemin, et écouter leurs chants joyeux. — J’aime voir au printemps les premières fleurs pousser. Les clochettes, les marguerites, les jonquilles… de bien mauvais souvenirs que je préfère laisser de côté car trop douloureux. — Parfois, on peut apercevoir des lapins trotter hors de leur terrier, mais dès qu’ils nous aperçoivent ils vont vite se cacher. J’aime voir au loin des biches gambader, mais cela reste plutôt rare, et cet évènement est survenu à une période particulièrement douloureuse de ma vie. — C’est agréable de marcher et respirer l’air frais. Les arbres sont très bénéfiques pour notre santé. La forêt c’est l’endroit où je me sens le mieux, parce que j’ai mal vécu la tempête de 1999. » (texte de Nathalie)

C’est un début. Mais c’est par là, la solution. La conjonction. La fusion, la friction. Quelque chose comme ça. Parce que je ne savais pas, au début. Je ne savais pas du tout. C’était un problème. Il aura fallu les autres. Tout seul, parfois, on ne sait pas. On n’y parvient pas. On ne comprend même plus le problème. Insoluble au possible. Il aura fallu les autres. Il aura fallu oser, essayer, proposer. Il fallu énoncer. Alors aujourd’hui, je vous propose deux textes, deux petites anecdotes. D’abord sur la forêt. J’imagine que tout le monde est déjà allé en forêt, même si c’est seulement pour la traverser vite fait en voiture ou en train. Et ensuite, un texte sur la tempête. Pas obligé que ce soit un ouragan, un bon coup de vent avant l’orage ça suffit, je pense que tout le monde connaît. Et c’est au moment où je proposais ces deux textes, indépendants l’un de l’autre, que l’idée m’est venue de les associer, de les fusionner. De les faire s’interpénétrer. Et de telle façon que l’un aille dans le sens de l’autre, que le positif de la balade en forêt s’applique au jour de tempête, que le négatif de cette journée soit celui de la promenade. Tout le problème, l’intérêt, de l’écriture étant dans ce glissement d’un texte à l’autre, dans l’articulation d’une phrase de l’un à la phrase de l’autre, dans la friction des mots, des situations. Dans leur solution sous mon problème.

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