Arbre en balade

148 Chronopaysage - photo perso - 2021

Je n’ai pas décrit la balade avec les amis, il y a une dizaine de jours. — Soleil radieux, air vif, nous avons fait une bonne boucle à travers les vignes et les coteaux, le village et son clocher au fond de la plaine, quelques hameaux inconnus de l’autre côté de la bute, un bois, au bord duquel se trouve une maison abandonnée suite à un incendie (et des hangars où de vieux attelages tombent doucement en décrépitude). — Muriel et Christophe ont beaucoup discuté. J’écoutais. Je m’arrêtais pour quelques photos. — Je n’en ai pas pris assez, mais je ne savais pas trop vers quoi me tourner. Une maison d’un style particulier, dont tout le cachet tient peut-être dans les deux grands arbres, devant, plein de boules de gui, un arbre mort dont j’ai déjà parlé. Et la longue rangée de cyprès suivie de quelques peupliers, par-dessus les vignes.

Ce n’est pas seulement cette façon de semer les arbres qui m’a interpelé. Pour moi, ce ne sont pas seulement des dizaines d’arbres, et deux variétés différentes. Et si c’était comme un seul arbre vu à travers une chronophotographie d’Etienne-Jules Marey ? Un arbre qui avance, donc ? Mais dans quel sens ? Est-ce qu’on le voit, de droite à gauche, avancer tranquillement puis, arrêté un instant, faire un saut dans le temps et dans l’espace, grandi ? Ou bien, de droite à gauche, tel un enfant à l’allure maladroite à force de gigantisme, le même type de saut finit par lui faire trouver son rythme et il poursuit aujourd’hui encore un chemin qui n’en finit pas ?

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