skate-bowl d’urgences

155 Bassine à roulettes – photo perso – 2021

Aux urgences, devant la porte de ma chambre, il y avait aussi cet étrange objet : deux bassines en inox empilées — le genre d’ustensile qu’on trouverait plutôt chez un boucher-charcutier — montées sur six roulettes visibles d’un côté, au moins autant de l’autre — faites le compte. On trouvera des seaux en plastique pour nettoyer le sol avec trois ou quatre roulettes — pratique pour le pousser un peu sans avoir à se plier sans cesse en deux, et à force en quatre, faites le compte —, mais avec une douzaine de roulettes, voilà qui interroge. Est-ce que ça roule mieux ? Est-ce que ça roule plus vite ? Est-ce à cause de la masse des bassines, plus importante qu’elles ne le laissent penser ? Est-ce pour supporter le poids d’un corps plié dedans ? Est-ce qu’on fait des courses de bassines à roulettes dans le couloir des urgences ? Est-ce qu’on les appelle des skate-bowl ? Bien sûr, on me fera remarquer que, en fait, de même que les bassines sont empilées — pratique pour ranger —, on a superposé dessous trois systèmes de croisillons à quatre roulettes — faites le compte. Mais rien n’est moins sûr, parce que toutes les roulettes touchent le sol, comme s’il s’agissait d’un croisillon en étoile. Et puis, croisillons ou pas, le premier effet c’est cet objet tout en roulettes. Ce sont ces deux bassines empilées. Pourquoi toutes ces roulettes sous une et pas sous l’autre ? Si on enlève la première, peut-on partager les roulettes pour chacune ? — faites le compte. Et puis cet inox, qui appelle l’hygiène stricte — le plastique du seau, de la couleur qu’on souhaite, c’est simplement la propreté —, pour quel usage réel ?

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