Plaie morte, feuilles vives

169 Variation sur le noyer - gif perso - 2021

Le noyer ne saigne plus, ne pleure plus. La sève aura fini par constituer une pellicule protectrice, qui aura nourri des insectes et constitué le terreau propice au développement de champignons microscopiques et de lichens. Le goudron de pin que j’ai appliqué, censé protéger la plaie comme de la Bétadine, n’aura servi à rien, emporté par les coulées de sève, hormis l’auréole autour de la coupe. Il aura fallu deux mois pour que l’arbre puise l’énergie lui permettant de freiner, stopper l’hémorragie, et la reconduire là où il en a le plus besoin en ce moment. — Cette lutte intérieure, a-t-elle eu une influence, un impact, sur la pousse des feuilles, qui aura sûrement été ralentie ? Chaque feuille en porte-t-elle la trace, dans sa forme ou sa texture ? Peut-on la voir, la lire mille et une fois sur l’arbre, en variations infimes sur le même thème ?

Laisser un commentaire

Mots pour maux |
Loveetc |
Krogsgaard24barton |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Croissants de livres
| Arts littéraires de W&W
| Pintdress8