WILLWEB, ÉPHÉMÈRE ET FANTOMATIQUE

173 Berndnaut Smilde – Nimbus – Midland, 2017

Ce carnet web, c’est fini.

À l’origine, il y a près de six mois, je le concevais comme un moyen de publier personnellement les textes consacrés à mon travail, réalisés avec les ateliers d’écriture du site (et de l’équipe de participants) Tiers Livre (sous l’égide de François Bon), et hébergés sur ce site. Personnellement, c’est-à-dire différemment, tous regroupés dans la rubrique Métier, avec le désir surtout de travailler l’illustration — grâce aux images d’artistes toutes faites dans un premier temps, puis avec mes « photos perso ». J’aurai aussi quelque peu modifié la mise en page, et la mise en ligne sous forme de feuilleton, disons, car les textes me semblent très longs — un effet du bloc-paragraphe dont François Bon ne démord pas ? — par rapport au temps de lecture moyen sur une page web — louable attention au lecteur ou procédé d’achalandage démago ?

Parallèlement, je me suis pris au jeu en écrivant quelques textes propres à ce carnet, qu’on retrouve dans la rubrique Pêle-mêle. Et chemin faisant, chaque jour avait, et devait avoir, sa publication : un texte sur mon travail, un texte improvisé. Bien sûr, j’avais régulièrement du retard et je devais rattraper le temps perdu en mettant en ligne plusieurs textes en même temps. Jusqu’à la veille du jour de la mise en ligne — et pour une publication systématique à 13 h 00, allez savoir pourquoi… Il n’y a que ces derniers jours où j’ai lâché du lest.

Les textes Artfèvre, eux — oh ! je n’avais pas encore remarqué le jeu de mots sur orfèvre ! —, ne relèvent pas vraiment de l’atelier d’écriture. Il s’agissait d’écrire, images à l’appui, pour chaque journée du mois de février en fonction d’un thème, pas d’une contrainte véritablement formelle. Disons que cette formule fut la bienvenue pour nourrir un peu mon imagination, d’autant mieux que certains textes ont constitué une réserve dans laquelle piocher pour un texte sur le travail. Il m’aura fallu quand même trois mois pour venir à bout des vingt-huit journées de ce mois de février artistique.

Maintenant, il me semble que mon cycle d’écriture sur mon travail touche à sa fin. Rien n’est moins sûr, en fait, car on n’en finit sans doute pas de parler de son travail. Mais quelque chose, ici, après trois cycles d’atelier d’écriture, une quarantaine de textes et le double peut-être en images, et plus de cinq cents notes de faux commentaires :  quelque chose se termine. Peut-être pas, au fond, ce que j’écris, ce que je peux, veux, encore écrire sur mon travail — qui reprendra, peut-être, au prochain atelier du Tiers Livre. Mais quelque chose doit se terminer, ou doit en terminer.

Et puis, il y a autre chose. Autre chose, qui tient à la nature même, je crois, du web — même si je ne saurais trop la définir —, aussi fragile, ténue, éphémère et fantomatique — comme chacun de nous, au fond, même si nous nous arrangeons pour ne pas le savoir — qu’un pseudo, un identifiant, un mot de passe — a codename. Et qui fait que, si je dois poursuivre mon entreprise, ce sera avec un autre carnet web, via une autre plateforme d’hébergement, sous un autre nom que je ne connais pas encore — si ce n’est que ce sera will… ou pourquoi pas …will, ou encore, comme en passant on laisse une trace, sa patte — qui bien vite disparaîtra, …will

Est-ce que j’ai été à la hauteur du Désarroi initial ?

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